L’architecte de copropriété est missionné par les habitants afin de dresser une carte d’identité détaillée du bâtiment. En effet, chaque immeuble devrait avoir son architecte attitré. Bon nombre de copropriétés n’ont en effet pas d’architecte. Tel un médecin, l’architecte va tout d’abord établir un diagnostic du bâtiment durant une audite. Cela permet de faire une première approche sur le bâtiment, d’y déceler d’éventuels problèmes si tel est le cas.

L’architecte de copropriété doit suivre dans l’idéal un immeuble sur trois années. La première étape de ces actions comme évoqué précédemment consiste à établir un diagnostic technique global (DTG). Ce diagnostic informe les copropriétaires sur la situation générale du bâtiment, notamment d’un point de vue architectural et thermique. Il permet d’envisager d’éventuels travaux si besoin.

« Depuis le 1er janvier 2017, tout immeuble de plus de dix ans mis en copropriété (CCH : L.731-4) ou tout immeuble en copropriété, à destination partielle ou totale d’habitation (CCH : L.731-1), peut faire l’objet d’un DTG. »

L’architecte travaille en étroite relation avec un thermicien ainsi qu’avec un ingénieur financier, notamment pour échafauder un bilan financier qui permettra de chiffrer les travaux nécessaires et de répartir le budget sur les différentes parties du bâtiment.

Pour ce faire, l’architecte passera par l’intégralité des appartements de la copropriété afin de prendre le ressenti des copropriétaires sur la manière dont ils ressentent le bâtiment (chaleur, lumière, bruit). L’architecte va aussi examiner la façade ainsi que la toiture et les parties communes.

Il établira par la suite une « carte d’identité » du bâtiment. Celle-ci nous indique sa situation, sa valeur et sa structure (plans, coupes, façades) et présente aux copropriétaires les travaux à effectuer en priorité avec le coût adjacent.

L’architecte de copropriété peut enfin prendre place au sein de l’Assemblée Générale de la copropriété afin de suggérer des entreprises pour des travaux éventuels.